Auxlor – Expertise Comptable – Audit – Conseil
Oui, un étranger peut tout à fait créer une entreprise en France, même sans être citoyen européen. La loi française ouvre la création d’entreprise à quiconque réside légalement sur le territoire, sous certaines conditions. Ce guide vous explique les étapes concrètes : titre de séjour, choix du statut juridique, immatriculation et fiscalité. Pas de jargon inutile, juste ce dont vous avez besoin pour vous lancer sereinement.
La réponse est oui, et c’est souvent la première question que se posent les entrepreneurs étrangers résidant en France.
La condition principale n’est pas la nationalité, mais le droit au séjour. Si vous disposez d’un titre de séjour valide autorisant l’exercice d’une activité professionnelle indépendante, vous pouvez créer votre entreprise au même titre qu’un ressortissant français.
Pour les ressortissants de l’Union européenne, il n’y a aucune démarche supplémentaire : la liberté d’établissement s’applique pleinement.
Pour les ressortissants hors UE (dont les ressortissants tunisiens, marocains, algériens ou sénégalais), la situation dépend du type de titre de séjour détenu. Certains titres autorisent automatiquement l’activité indépendante ; d’autres nécessitent une mention spécifique ou une demande de changement de statut auprès de la préfecture.
Un titre de séjour « salarié » ne permet pas, par défaut, d’exercer en tant qu’indépendant. En revanche, un titre « vie privée et familiale », un « passeport talent » ou un « travailleur indépendant » ouvrent la voie à la création d’entreprise. La carte de résident (10 ans) donne également accès à toutes les activités professionnelles.
Si vous avez un doute sur votre titre, c’est le premier point à clarifier, avant même de choisir votre statut juridique.
Il n’existe pas de statut spécifique pour les entrepreneurs étrangers. Vous avez accès aux mêmes structures que n’importe quel entrepreneur français : micro-entreprise, EURL, SASU.
La micro-entreprise (anciennement auto-entreprise) est souvent le premier réflexe. C’est compréhensible : les démarches sont rapides, la comptabilité est allégée et les charges sont proportionnelles au chiffre d’affaires.
Mais elle comporte des plafonds : 77 700 € de CA pour les prestations de services, 188 700 € pour les activités commerciales en 2025. Au-delà, vous basculez automatiquement vers un régime réel — et si vous envisagez de dépasser ces seuils dans les deux premières années, mieux vaut directement opter pour une société.
Si vous avez des ambitions de croissance, de levée de fonds ou si vous souhaitez vous rémunérer via des dividendes, la SASU ou l’EURL s’imposent. La SASU est souvent privilégiée par les consultants et les startups pour sa souplesse statutaire et son régime assimilé-salarié ; l’EURL convient mieux à ceux qui acceptent le régime des travailleurs non-salariés en échange de charges globalement moins élevées. Dans les deux cas, le choix dépend de votre niveau de revenus prévu, de votre situation personnelle et de vos objectifs à 2-3 ans, c’est exactement le type de décision qu’un expert-comptable peut trancher avec vous en 30 minutes.
Depuis 2023, toutes les formalités de création d’entreprise passent par le guichet unique en ligne de l’INPI (inpi.fr). C’est vrai pour tout le monde, Français ou étrangers.
Voici les grandes étapes :
Vérifier votre titre de séjour et sa compatibilité avec l’activité envisagée, puis rassembler les pièces justificatives (pièce d’identité, justificatif de domicile, titre de séjour). Remplir le dossier sur le guichet unique INPI en indiquant la forme juridique choisie, l’activité principale et l’adresse du siège social. Une fois le dossier validé, vous recevez votre numéro SIRET, généralement sous 5 à 10 jours ouvrés.
Un point souvent négligé : si votre entreprise est domiciliée chez vous et que vous êtes locataire, vous devez informer votre bailleur. Certains baux l’interdisent ou le conditionnent à un accord écrit.
Créer son entreprise en France quand on vient de l’étranger, c’est naviguer dans un système administratif qui peut sembler opaque, surtout quand on n’a pas grandi avec les codes du système français.
Kais Zouari, fondateur d’Auxlor, accompagne régulièrement des primo-entrepreneurs qui arrivent avec un vrai projet mais sans repères sur les statuts, la fiscalité ou les obligations comptables. Son rôle : clarifier rapidement les options, choisir la structure adaptée à la situation réelle, et éviter les erreurs qui coûtent cher, comme choisir la micro-entreprise alors qu’on aurait besoin d’une société dès le départ, ou oublier de déclarer la TVA dès le franchissement du seuil.
Auxlor propose un accompagnement spécifique pour les entrepreneurs étrangers en France, avec des forfaits mensuels tout inclus à partir de 80 €/mois. Pas de surprise en fin de mission, pas d’intermédiaires.